Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

L'habit du moine

  • Fouga et Phare

    Tout récemment, la mère de mes enfants (ma femme, donc, pour ceux qui seraient un peu distraits) m'a offert un vol en avion de chasse. J'ai donc embarqué sur un Fouga Magister et pu y vivre un moment hallucinant qui m'a profondément marqué (notamment quand a commencé la partie voltige !). Mais ce présent, pour formidable qu'il soit, me pose tout de même un petit problème. En effet, je suis censé rétablir l'équilibre en faisant à ma moitié un cadeau aussi remarquable ! Et j'avoue que ce n'est pas du tout évident, d'autant que la dame est compliquée à séduire. A la base, je pensais lui proposer quelque chose d'assez classique (mais classieux) : un séjour de rêve dans un hôtel grand luxe, avec un spa et tout le toutim. Oui, mais voilà : madame ne raffole pas du luxe : c'est le genre de princesse qui préfère les expériences originales au caviar. Et si cela peut sembler simplifier les choses, ce n'est pas du tout le cas, car si l'on trouve du luxe partout, les hébergements sortant de l'ordinaire sont beaucoup moins nombreux. Mais je pense que je lui ai quand même trouvé une expérience apte à la ravir. Je vais en effet lui proposer de loger dans un phare, en Grande-Bretagne. J'ai trouvé une organisation qui s'appelle les Rural Retreats, et qui regroupe les plus élégantes et confortables propriétés à louer dans toutes les régions de Grande-Bretagne. Sélectionnées selon des critères haut de gamme, ces demeures souvent luxueuses s’adressent à une clientèle élitiste. Jusque là, rien de bien alléchant pour ma femme. Mais il y a mieux. Ils ont en effet développé un partenariat avec la General Lighthouse Authoriy qui a permis d’intégrer dans le réseau des Rural Retreats douze phares, la plupart classés. Depuis leur automatisation en 1999, les cottages initialement réservés aux gardiens et à leur famille ont donc été réaménagés pour accueillir des hôtes et labellisés sous l'appellation « Trinity House » en référence à l’une des plus anciennes corporations maritimes, fondée par édit royal en 1514, sous le règne de Henri VIII. Ils offrent de fait une situation exceptionnelle (et quelques contraintes dont il faut tenir compte, qu'il s’agisse des visites guidées organisées dans certains d’entre eux ou des sirènes susceptibles de se déclencher en cas de brouillard !). Je suis curieux de voir ce que ma femme va en penser ! Quoi qu'il en soit, si vous aimez les sensations fortes, vous devriez vraiment essayer le vol: l'expérience est tout simplement grandiose. Je vous mets en lien le site où ma femme a déniché ce vol, si l'aventure vous tente ! Retrouvez plus de renseignements sur l'organisateur de ce de ce baptême de l'air en Fouga Magister.

  • Les conflits en Asie centrale en 2016

    En 2016, la Cour pénale internationale a conclu en novembre, dans son examen préliminaire des hostilités dans l’est de l’Ukraine, que celles-ci constituaient de fait un conflit armé international. Bien que des accrochages aient continué de se produire de façon sporadique, la situation générale est restée au point mort, sur le plan tant militaire que politique. Soutenues par la Russie, les autorités en place dans le Donbass ont conservé une autonomie presque totale. À la fin de l’année, la Mission des Nations unies de surveillance des droits de l'homme en Ukraine estimait que le conflit avait fait près de 10 000 morts, dont au moins 2 000 civils. Aussi bien les autorités ukrainiennes que les forces séparatistes de l’est de l’Ukraine se sont livrées à des détentions illégales de civils soupçonnés d’être favorables au camp adverse, utilisés ensuite comme monnaie dans le cadre d’échanges de prisonniers. Toutes les personnes dont on savait qu’elles étaient détenues secrètement par les forces ukrainiennes avaient été libérées à la fin de l’année. En avril, les hostilités ont brièvement repris entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, dans la région sécessionniste du Haut-Karabakh, soutenue par l'Arménie. Les combats, qui ont duré quatre jours, se sont soldés par quelques pertes civiles et militaires, sur fond d’accusations mutuelles, ainsi que par de modestes gains de territoire pour les forces azerbaïdjanaises. Les autorités turques ont cette année encore mené des opérations fortement militarisées dans de nombreuses zones urbaines du sud-est de la Turquie, en réaction à la mise en place, fin 2015, de tranchées et de barricades par des groupes se réclamant du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Ces opérations, marquées par l’instauration de couvre-feux permanents et l’usage d’une force excessive, avec notamment l’emploi d’armes lourdes, avaient pour l’essentiel pris fin au mois de juin, non sans avoir auparavant causé la mort de centaines de civils, la destruction massive de quartiers entiers et le déplacement forcé de près d’un demi-million de personnes. Les affrontements entre le PKK et les forces turques en dehors des zones urbaines, ainsi que des attaques sporadiques lancées par les rebelles contre des bâtiments publics, se poursuivaient à la fin de l’année, rien ne laissant entrevoir une éventuelle reprise du processus de paix interrompu en 2015. La perspective d’un redémarrage des pourparlers était largement compromise par la sévère répression qui s’est abattue sur les médias, la société civile et l’opposition politique kurdes, notamment dans le cadre de l’état d’urgence instauré au lendemain de la tentative de coup d’état du mois de juillet.

  • Un baptême de l'air à bord d'un avion de chasse

    J'ai fait pas mal d'expériences bizarroïdes au fil des ans, mais aucune d'aussi hallucinante que celle-ci. Il y a peu, en effet, j'ai découvert ce qu'on éprouvait dans le cockpit d'un avion de chasse. Frissons garantis ! Cette expérience sidérante s'est déroulée à Pontoise. Ce jour-là, je suis allé à l'aéroport où j'ai rencontré Nicolas, le pilote, qui a commencé par m'expliquer à quelle sauce j'allais être mangé. Après ça, j'ai pu mettre ma combinaison de vol et aller sur la piste où m'attendait un étrange appareil à la queue bifide, un Fouga. L'appareil n'avait pas le look agressif d'un avion de chasse, mais a été employé par la Patrouille de France pendant presque 20 ans : il devait donc envoyer du pâté, en terme de sensations ! Je me suis installé dans la cabine, me suis mis à mon aise, et l'appareil a roulé jusqu'à la piste. Comment vous expliquer ce que j'ai ressenti lorsque l'appareil s'est retrouvé face à la piste, sur le point de décoller ? C'est ce qu'on peut ressentir quand on est enfant et qu'on se retrouve face au vide, sur le grand plongeoir. Multipliez ça par cinq et vous commencerez à vous faire une vague idée. Pourtant, les premières minutes, le vol s'est révélé assez inoffensif. Je ne m'attendais pas du tout à ça. Je n'ai pas ressenti l'accélération au décollage, et les premières minutes ont consisté en un simple vol à basse altitude. Bref, c'était assez calme, dans l'ensemble. Mais quelques minutes plus tard, le pilote a entamé les acrobaties aériennes, et là j'ai découvert le deuxième effet Kiss Cool tant attendu. Quand on a pris la première boucle, je me suis rendu compte à quel point ça allait être violent. Les acrobaties se sont enchaînées les unes après les autres, toutes plus violentes les uns que les autres. Les acrobaties n'ont pas duré longtemps, mais une fois revenu sur le tarmac, on aurait dit que j'avais couru sous le cagnard avec un sac rempli de briques : j'étais épuisé ! Je crois que je vais rêver de ce vol en avion de chasse à Pontoise pendant un moment.