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L'habit du moine

  • Un vol zen

    Samedi dernier, après un premier report en raison de la météo, j'ai enfin pu effectuer mon premier vol en hélicoptère. Un vol qui m'a permis de découvrir Monaco par la voie des airs, et m'a fait vivre un moment inoubliable. Alors, je sais que ce genre d'aventure peut sembler étrange, venant de la part d'un écolo comme moi. Et je me rends bien compte que j'ai explosé les compteurs de mon empreinte carbone pour un moment, mais vous savez quoi ? Pour une fois, je vais m'en ficher, parce que c'était une superbe expérience. La première chose qui m'a impressionné en m'installant à bord, c'est la place : on bénéficie d'un plus grand espace en hélico qu'à bord d'un avion. Comme sur la route, il faut mettre sa ceinture de sécurité, mais le port du casque, s'il est recommandé, n'a rien d'une obligation. Mais n'est pas recommandé sans raison : il vaut mieux utiliser les écouteurs du casque si l'on ne veut pas s'époumoner pour être en communication avec le pilote ! Mais c'est le vol en lui-même qui captive vraiment. Sur le plan des impressions, ça commence d'emblée très fort, au moment du décollage : ce dernier est en effet très différent de celui d'un avion. L'appareil quitte en fait le sol tout en douceur, puis pique du nez et fonce, légèrement penché vers l'avant. La sensation est plutôt irréelle. Pour vous donner une comparaison qui ne vous dira probablement rien, c'est comme si on volait sur un tapis magique. Dans les virages, lorsque l'hélicoptère penche un peu trop, ça peut être éprouvant. Mais en dehors de ça, c'est du pur bonheur. Mais ce qui, à mon sens, distingue vraiment un hélico d'un avion, c'est la vue. Avec ses vitres de chaque côté, un hélico est une pure plateforme d'observation. On est à des années-lumière du hublot exigu d'un avion. Si vous vous promenez un jour en hélico, je n'aurais qu'un seul conseil à vous donner : n'essayez pas de prendre trop de photos. C'est un vieux bonhomme qui vous le dit : mieux vaut ouvrir grand les yeux, plutôt que de gaspiller son temps à fixer le spectacle sur pellicule. Parce qu'en définitive, les photos ne rendront jamais compte de la magnificence de notre belle planète ! Voilà le site par lequel je suis passé pour ce vol, pour ceux qui veulent tenter l'aventure ! Retrouvez plus de renseignements sur l'organisateur de ce baptême en hélicoptère à Monaco.

  • La répartition des richesses

    Une équipe de trois économistes, dont le Français Gabriel Zucman, s’interroge, dans une étude publiée en septembre 2017, sur qui peut bien détenir la richesse cachée dans les paradis fiscaux et se demande si cette « pratique » pourrait être en lien avec l’inégalité mondiale : Who owns the wealth in tax havens ? Cette richesse était évaluée par le Boston consulting group (BCG), pour l’année 2016 à quelque 165 000 milliards de dollars dont 72 000 milliards de dollars accaparés par seulement quelque de 18 millions d’individus parmi lesquels on remarquait une certaine « inégalité » : 10 millions de riches (affluent) possédant chacun entre 250 000 et 1 million de dollars ; 5 millions de « petits » (lower) riches possédant chacun entre 1 et 20 millions de dollars ; 1,6 million de riches « supérieurs » (upper) possédant chacun entre 20 et 100 millions de dollars ; 1,4 million d’ultra-riches possédant chacun plus de 100 millions de dollars. Les « ultras », comme les désigne élégamment le BCG, ne représentent qu’une infime minorité de la population mondiale, mais possèdent, hors biens immobiliers, plus de 13 000 milliards de dollars. Pour donner des repères de grandeurs, le PIB, en 2016, de l’Afrique subsaharienne était de 10 % environ de ce montant. Avouons que le ruissellement présente quelques pertes en ligne. L’étude des trois économistes estime que les paradis fiscaux « abritent » des montants équivalents, en moyenne, à 10 % du PIB mondial ; elle précise que, selon les zones géographiques, ce pourcentage est très variable et atteint plus de 70 % pour les Émirats. On notera, dans le tableau reproduit ci-après, que huit pays dépassent les 20 % du PIB mondial. On y voit, entre autres, que « l’aide » apportée à la Grèce par l’Union européenne et le FMI a eu des résultats conformes aux meilleurs canons de la probité et de l’économie !

  • Tomber dans la marmite à l'âge adulte

    Pendant des années, j'ai été une catastrophe, côté cuisine. Dès lors que je me retrouvais à devoir cuisiner, je me transformais en Pierre Richard : le simple fait de préparer des pâtes carbonaras était un risque majeur, tant pour moi que pour la cuisine et les convives. A tel point que ma femme était persuadée que je faisais exprès pour la laisser cuisiner. Bref, je restais aussi loin que possible des fourneaux. D'ailleurs, dès que ma femme passait une soirée à l'extérieur, elle était sûre de trouver une cuisine parfaitement propre... ainsi qu'un emballage de Burger King à la poubelle à son retour. Pour résumer, il semblait impossible que j'apprenne à cuisiner un jour. Cependant, et à l'étonnement général, depuis quelques mois, j'en suis venu à me prendre de passion pour la cuisine. Sans doute à force de regarder des émissions de téléréalité où la cuisine est présentée comme un challenge passionnant. Ma femme est une inconditionnelle de ces émissions (et maintenant que j'y pense, il me vient un doute affreux : ne m'aurait-elle pas obligé à les regarder pour changer mon point de vue ?). Au début, je n'ai fait que préparer des plats de base. Mais ma femme m'a soutenu en m'offrant un cours de cuisine avec un vrai chef. Et celui-ci a eu lieu cette semaine, à Paris. J'ai fortement apprécié ce cours, mais je mentirais en disant qu'il a fait de moi un fin cordon-bleu. Ceci étant dit, il m'a quand même clairement encouragé à faire de nouvelles expériences culinaires. Durant ce cours, je n'ai pas eu tant l'impression de cuisiner que de faire de l'alchimie : la moindre erreur dans la recette pouvait bousiller le goût du plat. Du coup, j'ai réalisé ce qui m'avait toujours manqué, en cuisine : des recettes concrètes. Mon épouse cuisine en effet à vue d'oeil, c'est-à-dire qu'elle dose les ingrédients de façon approximative. Ce qui est naturel chez elle, puisqu'elle cuisine comme elle respire depuis des années. Mais ce mode de fonctionnement est trop vague pour un débutant et ne me correspond pas du tout. Quand j'essaie de suivre ses indications, toujours trop vagues, je suis complètement dérouté. Alors qu'avec une recette en main, comme j'ai pu le constater lors de cet atelier, je me sens immédiatement beaucoup plus à l'aise ! Depuis cet atelier, je suis chaque soir aux fourneaux. Mon épouse me reproche d'être excessif. Je me demande si elle ne préférait pas le temps où je fuyais la cuisine, finalement ! :) Pour ceux qui veulent à leur tour mettre à la main à la pâte, je vous mets le lien vers mon cours de cuisine à Paris. Plus d'infos sur atelier de cuisine à Paris en suivant le lien.